Super Mario Galaxy 2

Jeux Vidéo : La Passion des Émotions
Pages 93 – 104
Cet ouvrage a été rédigé au printemps/été 2010
Publié le 14/03/2011

LEVEL 1 : « Au cœur du jeu »

Des chroniques, et des souvenirs

Fondamentalement, ma façon de créer des jeux demeure la même. Ce qui a changé, c’est ma prise de conscience, aidée par l’évolution de la technologie, que le jeu vidéo possédait de larges pans de son potentiel encore inexploités, et qu’il était de mon devoir d’y répondre.

Aller là où personne ne s’aventure est un formidable défi. J’en tire énormément de satisfaction. Mais mon équipe de recherche et développement s’effraye parfois de ces perspectives lointaines, de ces destinations inconnues. Mon travail consiste alors à leur donner le courage nécessaire pour essayer des choses nouvelles.

Chaque éditeur voit midi à sa porte mais personnellement, je ne souhaite pas faire des « jeux à message ». J’explore mes propres centres d’intérêt, ce qui me touche, au rythme de ma vie de tous les jours.

La société se divise en deux : les gens qui jouent et les autres, restés à la porte de cette expérience. Notre mission est justement de faire du jeu vidéo une aventure inédite, excitante pour les deux catégories de personnes.

Shigeru Miyamoto – inventeur du personnage de Mario

Concepteur et producteur de jeux vidéo chez Nintendo

07/06/2010, propos extraits d’une interview retranscrite par le site Gameblog.fr

(Initialement publiée dans le magazine Chronic’Art n°66 du mois de Juin 2010)

Super Mario Galaxy 2 [2010] : Une étoile au firmament

Il est là. Enfin.
Mon quatrième « Mario » sur console de salon, et également la quatrième grande aventure de Mario en 3D, après Super Mario 64 (Nintendo 64, 1997), Super Mario Sunshine (GameCube, 2002) et son prédécesseur direct : Super Mario Galaxy (Wii, 2007).
Treize ans après l’avoir découvert pour la première fois, Mario est de retour pour une suite, chose rare au sein de cette saga, en ajoutant timidement le suffixe « 2 » à l’intitulé de sa dernière aventure. Après un extraordinaire Super Mario Galaxy, on pouvait, dans le cadre d’une simple suite, craindre un manque d’originalité, un défaut d’idées ou bien y percevoir une volonté de tirer sur les ficelles des innovations passées… tout en puisant de façon éhontée dans le porte-monnaie du joueur amoureux tout autant de l’univers coloré que de son petit plombier adoré. Mais émettre ce genre de doutes, ce serait finalement bien mal connaître la réputation du géant Nintendo. En effet, le constructeur nippon a toujours apporté un soin maniaque à la réalisation de son jeu de plate-forme fétiche, érigé avec fierté comme le porte-étendard d’un savoir-faire presque trentenaire. Un jeu qui, fort de ses apports du passé, puisse au minimum procurer l’ivresse du bonheur par son challenge et ses mécaniques huilées à la perfection, tout en portant un regard droit sur l’avenir, l’originalité et la créativité, quitte à purement transcender le genre et s’imposer encore et toujours comme une référence indétrônable… et ce, jusqu’au « prochain Mario ».
Ma confiance n’aura pas été trahie, et mon attente aura été récompensée : au-delà, même, de toutes mes espérances.

Le dépassement de soi

Contrairement à son illustre prédécesseur, Super Mario Galaxy 2  va aller encore plus à l’essentiel en édulcorant la part occupée par l’histoire et la narration, privilégiant ainsi le jeu. Uniquement le jeu. Notre objectif final s’inscrivant dans le rituel immuable du sauvetage de la Princesse Peach enlevée une nouvelle fois par le terrible Bowser. Et pour rester dans la tradition, ce nouvel opus revient encore plus loin dans ses racines, jusqu’à puiser son inspiration dans le découpage par Monde existant dans ses aventures en 2D. Ainsi, à l’inverse des univers plus ouverts des trois précédents Mario en 3D, qui proposaient tous un espace central à partir duquel on pouvait se rendre dans les différents niveaux du jeu (en sautant à travers des tableaux pour se téléporter, en descendant dans un tuyau, ou en se transformant en homme-canon pour être projeté sur un nouveau terrain de jeu, par exemple), cet épisode nous propulse aux commandes d’un vaisseau-planète. Ce dernier – dont la topographie aura été calquée sur le visage de son capitaine en salopette bleu – se déplacera de Galaxie en Galaxie (ou niveau), et de Monde en Monde (contenant chacun sept Galaxies) par l’intermédiaire d’une carte et de déplacements « d’une case à l’autre ».


Un bien beau vaisseau pour se déplacer sur la carte des Mondes, de Galaxie en Galaxie.

Si chaque Monde est subdivisé en Galaxies, chaque Galaxie aura son lot de Super Étoiles et de Médailles Comètes à dénicher afin de pourvoir poursuivre et atteindre le but suprême : un hypothétique bisou de remerciement de Dame Peach. Chouette, non ?
Enfin, pour conserver les coutumes ancestrales, chaque dernière Galaxie d’un Monde nous demandera de vaincre bébé Bowser (Jr.) ou son papa gargantuesque afin d’obtenir une Grande Étoile, sésame suprême pour voguer vers un Monde nouveau, rempli de surprises à découvrir.
Et ce jeu en déborde, de surprise.
Outre la présence du sémillant Luigi, longiligne frère d’arme de Mario tout de vert vêtu, on retrouve avec plaisir la compagnie de Yoshi, l’espèce de gentil dinosaure à la langue collante et bien pendue lorsqu’il s’agit de s’accrocher, d’attraper des ennemis… ou des fruits. Des fruits bleus pour se gonfler et s’envoler comme un ballon de baudruche, des jaunes pour rendre visibles tout ou partie des éléments masqués dans le décor, et enfin les rouges pour mettre le turbo et même d’avoir le pouvoir divin de courir à la surface de l’eau (toutes ces capacités spéciales étant, bien entendu, assujetties à une limite de temps d’utilisation).
Le plaisir des retrouvailles, on le ressent également au travers des aptitudes du rondouillard petit moustachu. Sauter, glisser à toute vitesse sur les fesses, nager, planer en s’agrippant fermement à un oiseau ou à un pissenlit qui perd peu à peu ses aigrettes, ou bien faire rouler – comme au cirque – une boule en s’y tenant en équilibre, ce n’est rien à coté du plaisir des transformations (physiques et esthétiques) dont nous fait profiter Mario.

Et le Mario-quelque-chose est semble-t-il très à la mode. Entre les éternels Mario-Arc-En-Ciel invincible et Mario-Feu lanceur de boules enflammées, on se délecte avec un plaisir coupable de retrouver Mario-Fantôme et son pouvoir de passe-muraille, le mignon à croquer Mario-Abeille ou l’imprévisible Mario-Ressort qui provoque un rire nerveux après chaque échec cuisant, lorsqu’un mauvais jugement de trajectoire ou de portée du rebond nous fait terminer lamentablement notre mouvement dans la lave ou bien le vide.
Dans cette nouvelle aventure, Mario le transformiste défile aussi dans un costume cotonneux de Mario-Nuage lui permettant de créer trois plates-formes vaporeuses, dans une boule rugueuse et destructrice de Mario-Pierre, ou alors équipé d’une foreuse qui, telle une taupe survitaminée, traversera de long en large les planètes au sol sablonneux.
Certaines transformations ou compétences particulières ne seront utilisées que dans une seule et unique Galaxie (sur la cinquantaine présente dans le jeu), preuve en est que tout est fait pour que le joueur ne puisse jamais avoir la sensation d’avoir expérimenté deux fois la même chose : la lassitude est véritablement un mot proscris du vocabulaire de Super Mario Galaxy 2.


Léger comme un nuage, ou écrasant sous la forme d’un rocher.

Tout est succession de nouveauté, changement, dépaysement, remise en question, difficulté progressive et affinage des acquis et de notre dextérité.

Même le bestiaire des Boss est le fruit d’un judicieux mélange de nostalgie, de redite ardue ou d’innovation féroce. On passera ainsi du coq à l’âne, avec le bébé plante carnivore qui répond au doux sobriquet de Dino Piranha Jr, la grosse tortue volante sur son nuage que l’on appelle Roi Lakitu, Foropod le grand robot aux bras mécaniques, Gargantulus le colossal serpent volant, l’insecte qui pince Skaraboss, Tatouboul le mignon tatou joufflu et cuirassé, Sorbetti l’étoile de neige au nez rouge, l’obèse mais coquette Reine Bidosaure, Ovizard le Lézard bizarre aux yeux d’ahuri,  le Prince Poulba dans son tonneau à roulettes, et le célèbre Roi Whomp, énorme pavé de pierre qui tente de nous aplatir comme une crêpe.
Enfin, Bowser Junior cherchera à voler la vedette à son papa sans jamais parvenir à égaler la prestance imposante du mythique Bowser Senior.

C’est un fait : Super Mario Galaxy 2 est désarmant de variété.


Gargantulus, la Reine Bidosaure, le petit Tatouboul et le fameux Bowser.

On pourrait l’assimiler au chariot des desserts sucrés proposé par un grand restaurant (enfin, je suppose) : chaque portion de gâteau a un parfum unique. Tantôt raffiné, tantôt simple, moelleux ou croquant, mais à l’esthétique recherchée, fruit du travail amoureux de son maître-pâtissier… et dont chaque bouchée appellera une suivante, inlassablement !
Qui a dit que la gourmandise était un vilain défaut ? Certainement pas moi.

Des airs qui trottent dans la tête

Dans l’expérience que peut procurer un jeu vidéo, seuls trois de nos sens sont en éveil : la vue, le toucher et l’ouïe. Dans la constitution des souvenirs, il me semble que l’ouïe (comme l’odorat, malheureusement absent de l’équation) est certainement le meilleur vecteur pour nous téléporter instantanément dans un instant, un moment, une émotion antérieure. De tous temps, les musiques de jeux vidéo sont parvenues à creuser les sillons nostalgiques dans l’âme des joueurs. Même lors des balbutiements tintés de sonorités rudimentaires, les quelques notes du thème d’un Zelda, d’un Mario, d’un Tetris et de tous les jeux chers à notre cœur résonnent sur les cordes de notre passion en faisant ressurgir toute une époque enfantine, adolescente, ou de jeune adulte. Des notes de musique semblables au goût de Fraise Tagada achetés à la boulangerie contre quelques centimes, à la bonne odeur de poudre des pétards claque-doigts, ou au froissement sous nos doigts du paquet cadeau pour découvrir qu’il renfermait bien le jeu tant convoité en rêve.

Et du rêve, les compositeurs Koji Kondo, Mahito Yokota et Ryo Nagamatsu vont nous en servir minute après minute, à l’écoute des musiques symphoniques magnifiées par le Mario Galaxy Orchestra. En tant que simple amateur sensible à la musique de jeux vidéo (ou non), la qualité de la production est même parvenue à me faire adorer des Galaxies dont les thématiques artistiques ne comptent pas habituellement parmi mes favorites : je préfère – esthétiquement parlant – les lieux colorés, luxuriants et joyeux aux mondes chauds et hostiles (sables, lave), et par définition aux niveaux qui nous conduisent aux Boss. Ce sentiment a été balayé grâce à la bande originale dont les accords aux accents orientaux (dans le niveau du sable), ou les chœurs puissants et épiques (des niveaux volcaniques) m’ont transporté en me donnant enfin la chance « d’attendre avec impatience la prochaine galaxie de lave ». Bien entendu, les pistes aux couleurs printanières et aux envolées aussi entrainantes que joyeuses du thème principal de Super Mario Galaxy, tout comme celles qui habillent les petites balades autour de notre vaisseau-planète,  et autres remixes inoubliables de thèmes indémodables : l’immense majorité du concert laissera une trace résonnante dans mon oreille de joueur, jusque dans la musique du générique final qui sera même parvenue à me nouer la gorge durant les quelques secondes d’un au revoir, qui pourtant, je le savais, était synonyme d’un « à très bientôt ».

Les petits riens inoubliables

Au-delà de ses qualités innombrables, des trouvailles dans ses mécanismes de jeu ainsi que dans la construction des niveaux qui en font encore une fois un grand et formidable jeu de plate-forme. Au-delà du plaisir de revivre des clins d’œil autoréférentiels à des épisodes récents ou anciens comme dans ce stage de Super Mario 64 revisité, dans ces lieux et autochtones issus notamment de Super Mario Sunshine, ou de parcourir la représentation pixellisée du tout premier Mario 2D dans le Monde S (qui ne s’ouvre qu’après la fin du jeu), j’aimerais revenir sur ces petits détails qui lui confèrent également une dimension poétique, presque onirique. Touchante.

Des attentions de concepteurs aussi inattendues que révélatrices de leur amour du travail bien fait, et de leur ambition parfois altruiste de donner le sourire et rendre heureux à l’autre bout de la manette.

Évidemment, ces quelques exemples émergent de mon expérience personnelle, et ne sont ni exhaustifs ni systématiquement marquant pour les autres joueurs. Tant pis. Mes « petits riens », en voici quelques uns.

L’arrivée dans la Galaxie « Plage Astrale » (Monde 4), une vaste plage de sable blanc, ensoleillée et recouverte d’eau par endroit, se fait à partir d’une planète qui se trouve être une grosse sphère composée d’eau. Comme une bulle (ou un aquarium) maintenue dans les airs par on ne sait quelle magie, et emplie d’une eau pure, habillée par une poignée de plantes aquatiques et habitée par quelques chanceux poissons. Cette sphère ne sert à rien, si ce n’est à nous propulser (par l’intermédiaire d’une étoile tourbillonnante en son sein) sur la plage quelques centaines de mètres en contrebas. Elle est juste là, belle, troublante tant elle semble de prime abord défier les lois de la gravité et de la physique, et puis finalement on la quittera quelques secondes après l’avoir découverte : atterrissant les pieds dans le sable blanc et les yeux pétillants de reconnaissance pour cette brillante entrée en matière.

La Galaxie très justement nommée « Petit Boo de Lune » (Monde 5) nous permet de jouer le rôle du balancier à la surface d’un croissant de Lune, moment de répit dans ce monde fantomatique, et surtout petit moment d’évasion avec cette Lune qui nous appartient le temps d’un mouvement.

Plus fort, et plus surprenant : après un niveau entier dans des cavernes sous-marines, passé à esquiver des plantes à tête rouge ou des murènes effrayantes, à se dépêcher de percuter une bulle d’air salvatrice tout en veillant à diriger correctement la force de propulsion de notre carapace de tortue verte, on aperçoit enfin le ciel. Là-bas, tout au bout de la pente de ce couloir bas de plafond dans lequel on doit esquiver les vilains oursins qui roulent dans notre direction. Et puis on sort la tête hors de l’eau, et après seulement quelques pas, on aperçoit les rayons du soleil, se levant à l’horizon. Ces rayons qui traversent les gouttes de rosée scintillantes qui s’étaient formées sur un champ de muguet. Le niveau est pourtant terminé, ce lieu ne nous demandera aucune dextérité, aucun challenge pour obtenir la Super Étoile cachée dans le coffre déposé juste là. Mais cette vision contemplative d’une beauté éphémère, c’est encore un cadeau fait au joueur pour, simplement, le rendre heureux.


Des surprises parfois emplies de poésie.

J’adore faire évoluer mon personnage dans un univers surdimensionné, comme dans Alice au Pays des Merveilles ou chez les Minipouss[1], j’ai donc été ravi de me balader dans la Galaxie intitulée : « Monde des Titans » (Monde 4). Mais, plus que le fait d’être aussi petit qu’une souris, c’est la façon d’obtenir une étoile cachée sur une minuscule planète dont je me souviendrais. Avec uniquement de l’herbe à sa surface, Mario doit courir et faire le tour de l’astre pour faire pousser avec étonnement des dizaines de fleurs sous ses pas, jusqu’à ce que cette terre soit recouverte d’un bouquet suffisamment dense pour recevoir notre récompense. Personnellement, ma récompense, je l’avais déjà cueillie en voyant pousser une à une ces fleurs virtuelles.


Entre démesure et astre fleuri.

A l’opposé, « Mers de Lave » (Monde 6) m’a subjugué par la grâce des gigantesques monstres gobeurs, émergeant des planètes en fusion. Me rappelant furieusement, tant dans leur forme que leur démesure, la tête de tigre qui avale Aladdin[2] et Abu à l’intérieur de la Caverne aux Merveilles du désert dans ce conte des mille et une nuits. Mais les géants de lave font moins peur… peut-être aussi parce que 18 années se sont écoulées entre ces deux images, et l’enfant que j’étais a bien grandi.


Tête de tigre à l’entrée de la caverne (Aladdin) contre monstre de lave (SMG 2).

Dans tous les cas, les méchants ne font jamais vraiment peur dans Mario. Mieux, ce coquin s’amuse même à dédramatiser les situations les plus périlleuses : lorsque celui-ci glisse sur une rivière de sable face à l’écran, et qu’il tourne nonchalamment la tête vers les grosses colonnes roulantes qu’il doit éviter, il est tout aussi encourageant pour le joueur qui aura à cœur de réussir l’épreuve, que désarmant de naïveté.


Mario n’a peur de rien, même pas de chatouiller maman abeille.

Et que dire du charme de ses pirouettes acrobatiques, lorsque, chaussé de ses patins à glace, il virevolte dans les airs pour retomber à la perfection et poursuivre sa course harmonieuse. De même, comment ne pas fondre devant son déguisement d’abeille, lorsqu’il se déplace à quatre pattes sur les alvéoles imbibées d’une cire collante, qu’il bat des ailes puis s’accroche à une balançoire végétale pour rejoindre une plate-forme un peu plus haut. Et comment ne pas craquer, encore, lorsqu’il grimpe le long du dos velu de la gentille Reine des abeilles, et que l’on constatera qu’elle est bien chatouilleuse si Mario passe (facultativement) par son ventre.
Les petites attentions des artistes à l’origine de cette œuvre se traduiront aussi dans les remarques du second de notre embarcation, le gros Luma violet assistant Mario sur son vaisseau-planète, qui nous interpellera pour nous féliciter d’avoir réussi à dénicher une Super Étoile particulièrement difficile, et nous invitera à nous reposer un peu après un certain laps de temps passé à jouer. Pour le remercier lui et ses acolytes en forme de coussin, sans oublier les champignons parlants Toad ou les éminents représentants des autochtones rencontrés dans les différentes Galaxies qui nous rejoindront « pour la pose » sur notre accueillante petite planète, il sera possible de cajoler et câliner à l’envie tous ces personnages pleins de bons sentiments par un baveux coup de langue de Yoshi, ou des chatouilles pleines de tendresse adressées par l’intermédiaire du petit Luma contrôlé avec le pointeur amical du second joueur.
Cette générosité se ressentira jusque dans les toutes dernières secondes, où, passé le générique de fin salué par les remerciements d’un Mario reconnaissant  (« Thank you so much for playing my game » / « Merci infiniment d’avoir joué à mon jeu »), on recevra dans la foulée une petite carte postale virtuelle envoyée par ce dernier sur notre bureau Wii, précisant la durée de notre voyage passé en sa compagnie : 19h49 de bonheur.
Quand même.

Que dire de ce Super Mario Galaxy 2, si ce n’est qu’il est à la fois l’essence et la quintessence de ce que le jeu vidéo peut proposer de plus simple, immédiat, innovant et jouissif dans son genre.
Mieux, c’est un mets raffiné qui se partage en famille, appréciant les uns et les autres chacune des pincées de ce savoureux moment : incarnant Mario (ou Luigi), épaulé par mon épouse avec une seconde manette, et même par mon jeune garçon dont-il s’agit là d’une quasi-découverte émerveillée du medium. Voir sa joie lorsque l’on récupère une Super Étoile, son envie d’en découdre avec Bowser pour sauver la Princesse, son rire amusé lorsqu’il fait marcher Mario accroupi et tirant sur sa casquette : ce sont des moments uniques de partage et de transfert du flambeau passionnel. Avec ses codes, ses règles, sa satisfaction et son plaisir.
Et si un jour mon fils me demande à quel moment il aura appris ce qu’était un Boss, comment un échec pouvait coûter le retrait d’une « Vie », comment il avait compris qu’un Niveau comportait des embuches et un objectif final, je lui répondrais :
« lorsque tu as joué à ton premier Mario, et que nous l’avons terminé ensemble, au tout début de l’été 2010. Tu t’en souviens maintenant ? ».


Merci et à bientôt, Mario !

Comment se procurer Super Mario Galaxy 2 ?

Disponible uniquement sur Wii, Super Mario Galaxy 2 est sorti en 2010.

C’est un jeu développé et édité par Nintendo.

Copyright des images : Nintendo, Disney. Certaines prises du vues sont notamment issues des sites www.jeuxvideo.com et www.gamekult.com.


[1] Série animée en 29 épisodes réalisée entre 1983 et 1985.

[2] Qui apparait dans le film d’animation éponyme, réalisé par le studio Disney en 1992

[vidéo ajoutée uniquement dans ce contexte « web » de publication]

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  1. 18 mai 2011 à 10:35

    Quel dommage que mon OST de SMG ne fonctionnait plus sur mon iPod lors de ma lecture !

    Moi aussi, même si j’ai légèrement préféré le 1er, j’ai été subjugué par Yoshi, les nouveaux costumes, les niveaux « remake », l’inventivité permanente et les musiques !

    Par contre, « habilité », ce n’est pas un nom commun en français, mais un participe passé 😮 Tu confonds pas avec « habileté » ou « capacité » ?

    • ippo
      18 mai 2011 à 10:49

      Ah, mince, très juste !
      Merci d’avoir déniché ce « mot qui n’existe pas ». Je l’ai d’ailleurs utilisé une autre fois, plus loin dans l’ouvrage…
      C’est autant navrant qu’amusant de constater que l’on peut inconsciemment utiliser une formulation qui parle pourtant à notre propre intellect (mélange de français et d’anglais, avec « ability »), mais qui n’existe tout simplement pas dans la langue française.

      Encore merci d’avoir mis le doigt sur cette grossière invention 😉 !

  2. 18 mai 2011 à 10:59

    Tu as peut-être inventé un nouveau mot français 😮

    • ippo
      18 mai 2011 à 11:05

      Tu es taquin !
      Ce doit être une de tes diverses « habilités » ;).

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