Vos sentiments

Vous disposez ici d’un espace pour déposer vos avis, critiques, ou remarques diverses sur tout ou partie de ce projet.

Je vous remercie par avance d’avoir partagé un peu de votre temps au fil de la lecture de ces quelques pages.

– ippo –

gamersfeeling (at) hotmail (point) fr

ippo

  1. Stéphane Ambach-Albertini
    19 mars 2011 à 17:18

    Avant même d’exprimer tout sentiment, toute « émotion », je tiens à te dire une chose : Je te promets de faire partager cet ouvrage à des non-joueurs.

    Car ces pages sont généreuses, uniques, belles et émouvantes.
    Et ce n’est pas seulement parce qu’elles sont ‘bien écrites’, c’est qu’elles sont incarnées, sincères. Elles parlent vraiment, et elles peuvent parler à chacun.
    Elles ne sont pas comme d’autres textes, même très bons, que l’on peut trouver sur internet. En ce qui concerne le jeu-vidéo, je n’avais rien encore lu de tel, alors que cela s’impose bel et bien.
    En lisant l’histoire de ton projet, on comprend pourquoi.
    Elles n’ont pas été écrites pour internet, c’est ce qui fait leur force.

    Tu offres tout : le texte, mais aussi toutes les clés de lecture, presque trop, mais jamais on ne te le reprochera. J’écris pour te dire que tu donnes aussi l’envie d’offrir. Sans que je m’en rende compte j’ai lu presque tout ce que tu as publié jusqu’à aujourd’hui, j’attends avec joie la suite.
    Ce samedi 19 mars, moi Stéphane Ambach-Albertini, né en 1991, je t’exprime ma pleine reconnaissance.
    Je tenterai de te faire part de mes émotions plus tard, je dois y aller pour le moment..
    A bientôt

    • ippo
      19 mars 2011 à 22:21

      Stéphane,
      Pour commencer, je tiens à t’adresser toute mon entière gratitude pour ton magnifique commentaire.

      Et dire que j’ai failli faire disparaître cet onglet « Vos sentiments », me demandant s’il était finalement si indispensable que cela. A cette interrogation, ton commentaire y répond parfaitement : oui, la présence de cet onglet était indispensable.
      Elle m’était indispensable.
      Tu ne peux pas savoir de quelle manière l’étonnement a rapidement laissé sa place au plaisir ressenti à la découverte d’un tel condensé de tout ce que j’ai véritablement tenu à partager avec cet « ouvrage ».

      Avec sincérité. Avec simplicité. Entier !

      Sans tenter d’imposer l’image de mes sentiments mais plutôt de tendre un miroir pour que le lecteur puisse s’y retrouver lui-même.
      Avec une main tendue plutôt qu’un doigt qui pointe dans une direction.

      Bref, je suis véritablement heureux que tu aies pu être touché par cette entière sincérité. C’était ce qui me semblait le plus difficile à retranscrire avec cet écrit : car la sincérité ne s’appréhende pas aussi facilement, elle naît et s’apprivoise à travers la confiance.
      Et c’est bien là le problème. Pour croire en ma sincérité, il fallait être touché par des mots. Des idées, des sentiments, des émotions. Et les accepter pour ce qu’ils sont : juste vrais. Sans artifices, sans raccords, sans forcer le trait. Tel que je suis, un simple joueur.

      Alors Stéphane, pour tout cela je te remercie. Merci d’avoir ainsi su me comprendre de la sorte ! Ta promesse de tenter de faire lire ces textes à des non-joueurs me fait chaud au coeur, c’est en effet une partie essentielle des lecteurs à qui je destinais cet ouvrage que je me voyais devenir inatteignable avec cette publication web. De savoir qu’il s’ouvrira peut-être finalement à des non-joueurs me donne le sourire :).

      Enfin, je remarque que tu as 20 ans. Une petite dizaine d’années nous sépare, ce qui n’est pas négligeable dans ce monde des jeux vidéo où les cycles des générations de consoles s’enchainent par tranches de 4, 5 ou 6 ans. Le fait de savoir que ce projet puisse toucher un joueur / lecteur au parcours forcément un peu différent du mien est aussi une source d’étonnement et de satisfaction.

      Un grand merci à toi, Stéphane.
      J’espère que la conclusion de cette ouvrage te plaira également.
      A bientôt,

      Denis.

      • Stéphane Ambach-Albertini
        20 mars 2011 à 09:47

        Merci à toi, Denis. Oui ton projet touche et sans aucun doute pas que moi. J’admire cette confiance magnifique dont tu fais preuve. Une confiance qui témoigne d’un pur amour du genre humain.. Une confiance que je compte prendre en exemple.
        « Sans artifice, sans raccord » oui, tu donnes « Entier ». C’est miraculeux.
        Quel travail.. sur les mots comme sur soi-même.
        Tu fais de loin la part du chemin la plus dure. Il ne reste plus qu’à recevoir, sans barrière de notre côté, se rendre disponible et éprouver du plaisir 🙂

        • ippo
          20 mars 2011 à 20:42

          Je suis subjugué de constater à quel point tu as su lire en moi à travers mes textes.
          Subjugué, parce que je doutais beaucoup du fait que cela puisse être possible.
          Subjugué, et heureux !

          « Une confiance qui témoigne d’un pur amour du genre humain » : oui !
          Mais on doute souvent de la pureté d’un geste, on regarde de travers l’altruisme, on rejette rapidement la sincérité pour se protéger dans son cocon de vérités.

          Alors encore merci, Stéphane, d’avoir accueilli de cette manière cette main tendue : le chemin vers la confiance que tu me témoignes représente bel et bien la moitié du travail.
          Ton commentaire m’émeut énormément !

  2. Bokurano
    25 mars 2011 à 20:35

    Comme tu le sais Ippo, j’ai déjà eu le privilège de lire ton ouvrage dans son intégralité. Une faveur et une confiance dont j’espère m’être acquitté avec mes quelques conseils de l’époque. Mais pour être honnête, j’aurais préféré me contenter de te remercier pour ce moment apaisant dans ma vie de joueur. Je baigne dans le jeu vidéo depuis toujours et ses qualités introspectives m’ont toujours fasciné. Enfant, c’était le seul moment où je pouvais expérimenter des mondes certes virtuels mais qui m’apprenaient énormément sur Moi. Jamais un média ne m’aura autant donné un sentiment aussi concret de vécu ! J’ai rarement eu l’occasion, même maintenant, de vraiment discuter du jeu vidéo. Je fais semblant en parlant de graphisme, de gameplay parfait, de fun et autres jacasseries. Lire ton ouvrage, c’était plonger littéralement dans ton esprit et de comprendre ce qui l’a nourri durant toutes ces années à jouer. C’était sortir de toutes ces représentations dites  » critiques et objectives » dans lesquels on réduit trop souvent la portée d’un jeu.

    J’ai retrouvé dans tes lignes des oeuvres qui m’ont marqué à jamais aussi bien que des titres que je vais jusqu’à haïr.(tiens il pleut lourdement) Mais jamais je n’ai eu l’envie de réfuter une seule de tes paroles, c’est trop intime. Ce serait comme renier l’expérience d’une vie, ton ouvrage est un témoignage sincère ! C’est une trace unique de ta relation avec le média et avec le monde sans doute. Je te félicite encore une fois d’avoir réussi à mettre ton âme dans tes mots. Je veux faire lire ton témoignage à tous les non-joueurs ouverts à tes récits. Je suis certains qu’ils trouveront matière à discuter et qui sait, tenter à leur tour de s’aventurer dans ces univers où la réalité de chacun s’entremêle avec l’illusion d’un monde. (hum… je crois que ça veut rien dire 😉

    Merci !

    • ippo
      25 mars 2011 à 21:57

      Je suis très heureux de te lire par ici Bokurano 🙂 !
      Bien entendu que tes conseils donnés à l’époque de l’écriture de cet « ouvrage » m’auront été précieux. Certains échanges ont même conduit à désigner clairement un voie pour l’écriture du Level 2 par exemple, et ton soutien aura toujours été salvateur dans les moments de doute.
      Je ne saurais te remercier d’avoir fait preuve d’autant d’altruisme, en donnant de ton temps et de toi-même à un joueur passionné tout comme toi, que tu ne connais qu’à travers les lignes écrites par claviers interposés. Pour tout cela, c’est moi qui te remercie infiniment Bokurano !

      Je partage ta vision au sujet du sentiment concret de vécu et du véritable apprentissage de Soi. La plupart des œuvres dont j’expose ici les expériences auront toutes été autant de briques nécessaires à l’édifice de l’être humain que je suis aujourd’hui. Elles n’auront bien entendu pas été les seules, mais elles sont indissociables de moi. Cela explique aussi pourquoi j’ai mis tant de sincérité à écrire ces lignes qui sont aussi une parcelle de moi. Et comme tu le dis, « plonger un peu dans mon esprit et comprendre ce qui l’a nourri durant ces années passées à jouer ».

      Je comprends ce que tu veux dire, sur le fait de ne pas avoir souhaité réfuter certains de mes partis pris, par exemple sur Heavy Rain : comme tu le dis, ces textes n’ont pas pour objectif de démontrer de quelle manière il serait nécessaire d’appréhender une œuvre. Il ne s’agit pas de « test » ni de « critique », mais une façon de partager de quelle manière une oeuvre vidéoludique peut faire naître une multitude de sentiments et de sensations chez le joueur. Chez chaque joueur à sa façon, suivant sa manière d’accueillir les émotions.
      Je prends ton absence de contre-argumentation (en ces lieux) comme une profonde marque de respect, et je t’en remercie encore.

      Je ne sais pas s’il sera facile d’amener des non-joueurs à lire ce que j’ai écrit, dans cette forme web ou dans une autre. Je me demande finalement si ce rêve de main tendue d’un joueur vers la curiosité des non-joueurs ne restera pas finalement en l’état d’espoir un peu fou. J’apprécie véritablement ton intention de le partager en tous cas, même si cela ne se concrétise pas, ton intention me réjouit par la confiance que tu portes en ces quelques pages.

      Pour conclure, c’est encore une fois à moi de te remercier !
      A bientôt.

  3. Stephanos
    27 mars 2011 à 18:35

    « J’ai lu,j’ai beaucoup aimé. Je comprends ce que tu as dû éprouver. Et je sais maintenant ce qui te touche dans les jeux vidéo.
    En ce qui me concerne,c’est trop tard. Je n’ai plus beaucoup de temps devant moi et tant de choses à approfondir. Je ne peux plus me lancer dans l’apprentissage.
    Merci de m’avoir fait partager »

    Voici ce qu’une non joueur que j’aime beaucoup m’a écrit..
    Que lui répondre ?

    • ippo
      28 mars 2011 à 12:52

      Premièrement, je te remercie d’avoir eu, comme tu l’avais dit, la gentillesse de partager ainsi cette Passion des Émotions avec une non-joueuse. Personne à laquelle tu tiens.

      Son commentaire me fait très plaisir : le plus important à mes yeux (au delà du compliment qui fait évidemment chaud au cœur), c’est que ton amie comprenne ce qui te lie au jeu vidéo, à travers ce que j’ai écrit, moi.
      L’objectif n’était pas de parler de moi, mais de parler d’une expérience « de joueur » à travers les émotions, et les sentiments qui peuvent être reçus par tout être humain (que l’on y adhère ou non, cela n’est pas le sujet). Cette phrase me touche beaucoup parce qu’elle synthétise en quelques mots la concrétisation chez un lecteur ou une lectrice de cette main tendue d’un simple joueur, une main qui n’est pas seulement la mienne.

      Pour le reste de sa question, elle dit qu’il est trop tard pour apprendre. Qu’elle n’a plus beaucoup de temps devant elle.
      Le pas le plus important est celui d’avoir accepté cette main tendue. C’était courageux, et cela témoignait également d’une belle confiance envers toi (pour ne pas perdre son temps inutilement).
      Ensuite, passer à l’acte, découvrir le jeu vidéo par soi-même, et « apprendre », cela demande un investissement différent.
      Ce doit être guidé par l’envie.
      Si l’envie ne naît pas, on ne doit pas la forcer.
      Si l’envie existe, mais que l’on ignore par où commencer, il faut se laisser guider par cette envie et se diriger vers des oeuvres qui répondront à nos attentes, tout en restant accessibles aux débutants : évasion (Flower) ? implication forte et peut-être douloureuse (Ico, Heavy Rain) ?
      Certains jeux ne demandent pas une grande dextérité pour être appréciés.
      Tout dépend si ton amie a cette envie, de jouer, ou non.

      Encore merci pour ce retour !

      • Stephanos
        28 mars 2011 à 19:39

        Merci pour cette réponse si juste !

  4. davide
    12 mai 2011 à 16:33

    Chouette série de textes, et un effort bien nécessaire et salvateur pour le jeu vidéo.
    Un esprit chagrin aurait dit que vous manquez parfois d’objectivité, moi je dis que votre investissement émotionnel est non seulement admirable mais aussi fort à propos dans un essai sur ce sujet.
    Mais sérieusement:
    Étant bien conscient que vous êtes plutôt console que pc, et que l’on ne peut parler de tous les jeux, je me permets d’avoir l’outrecuidance de mentionner qu’aucune mention n’est faite du développement des mods. Ce sont bien souvent des tentatives bien plus divertissantes qu’autre chose, mais la réutilisation des moteurs de jeu peut parfois déboucher sur des « produits culturels » à l’origine ludiques pour le moins incroyables: un certain dan pinchbeck aurait décroché un doctorat en FPS par ce biais. d’ailleurs, son mod « dear esther », qui était déjà pas mal, est en train d’être refait avec l’aide de robert briscoe (de l’équipe qui a fait « mirror’s edge ») et devrait être distribué cet été indépendamment du moteur source (je me permets juste de dire qu’il est beau à pleurer, tant par le visuel que par le narratif).
    Ce qui m’amène à une autre remarque: à moins d’avoir mal lu, vous ne parlez pas (spécifiquement) du nonjeu. C’est plutôt récent et local comme phénomène, mais il commence à prendre un peu d’ampleur dans les communautés de développeurs de jeux pc indépendants. En gros, le « notgame » pose nombre de questions sur la possibilité de voir le jeu vidéo comme principalement une création artistique ou poétique plutôt que purement ludique.
    Tout cela est certes encore bien anglophone et expérimental, mais deux des notgames les plus aboutis et pointus, a savoir le remake de « dear esther » et « the path » des belges tale of tales respectivement devrait avoir et on eu une version française.
    Voilà, ayant fini de pinailler, je me permets de redire à quel point j’ai eu du plaisir et de l’intérêt à lire votre ouvrage. La présence de jeux vidéo dans les bibliothèques de lecture publique est en train d’être réfléchie, et c’est grâce à des texte comme le votre qu’on aura peut-être une chance de sortir du « c’est que pour le enfants » et « y’a des ludothèques pour ça ».
    merci

  5. ippo
    12 mai 2011 à 17:10

    davide :

    Chouette série de textes, et un effort bien nécessaire et salvateur pour le jeu vidéo.
    Un esprit chagrin aurait dit que vous manquez parfois d’objectivité, moi je dis que votre investissement émotionnel est non seulement admirable mais aussi fort à propos dans un essai sur ce sujet.

    Tout d’abord, je vous remercie pour votre commentaire (ainsi que d’avoir vous-même répondu à un éventuel « esprit chagrin » ;)).
    Je constate que cela ne fut pas votre cas.

    davide :

    Mais sérieusement:
    Étant bien conscient que vous êtes plutôt console que pc, et que l’on ne peut parler de tous les jeux, je me permets d’avoir l’outrecuidance de mentionner qu’aucune mention n’est faite du développement des mods. Ce sont bien souvent des tentatives bien plus divertissantes qu’autre chose, mais la réutilisation des moteurs de jeu peut parfois déboucher sur des « produits culturels » à l’origine ludiques pour le moins incroyables: un certain dan pinchbeck aurait décroché un doctorat en FPS par ce biais. d’ailleurs, son mod « dear esther », qui était déjà pas mal, est en train d’être refait avec l’aide de robert briscoe (de l’équipe qui a fait « mirror’s edge ») et devrait être distribué cet été indépendamment du moteur source (je me permets juste de dire qu’il est beau à pleurer, tant par le visuel que par le narratif).
    Ce qui m’amène à une autre remarque: à moins d’avoir mal lu, vous ne parlez pas (spécifiquement) du nonjeu. C’est plutôt récent et local comme phénomène, mais il commence à prendre un peu d’ampleur dans les communautés de développeurs de jeux pc indépendants. En gros, le « notgame » pose nombre de questions sur la possibilité de voir le jeu vidéo comme principalement une création artistique ou poétique plutôt que purement ludique.
    Tout cela est certes encore bien anglophone et expérimental, mais deux des notgames les plus aboutis et pointus, a savoir le remake de « dear esther » et « the path » des belges tale of tales respectivement devrait avoir et on eu une version française.

    Vous avez parfaitement raison : je ne fais allusion qu’à ce que je connais, qu’à ce que j’ai moi-même expérimenté. L’objectif, la tentative plutôt, d’être un sorte de vecteur de l’émotion entre l’œuvre et le joueur, me contraint à la seule chose que je sache faire : véhiculer ce que je ressens.
    Je ne joue pas sur PC, jamais, c’est donc un monde qui m’est pour ainsi dire inconnu.
    Et je vous remercie donc infiniment de venir ici pour parler des « mods » et de leur forme d’expression appelée « notgame ».

    Au sujet des « mobs », je pensais qu’il s’agissait essentiellement d’un moyen de réappropriation d’un moteur de jeu par un ou plusieurs créatifs ingénieux, afin de refaire tout ou partie d’un jeu à leur manière. Mais dans mon esprit, le « mod » d’un jeu n’était voué qu’à donner « une autre vision d’un jeu ». Et cela restait quand même un jeu.
    Ce dont vous parlez ici, et que je découvre donc pour la première fois, c’est que cette ingéniosité créative peut également être mise au service d’une histoire, d’un conte, d’un propos, au-delà du « simple » l’aspect ludique.
    Ce que j’entrevois avec Dear Ester, que vous citez en exemple, me parle vraiment.
    Si l’interactivité est réduite à sa plus simple expression, le déplacement de la caméra dans l’espace – sans influence sur la narration – peut-on encore parler de jeu vidéo ? Tant qu’il existe un minimum d’interactivité au sein de l’expérience, je pense que oui. Et je dois dire que ce que j’ai pu apercevoir en vidéo me parait tout à fait prenant en terme d’ambiance à tous les niveaux.
    C’est une manière, encore une, de démontrer que le jeu vidéo est bel et bien, aussi, un moyen d’expression artistique (qu’il soit tout à fait ludique, comme ICO, ou réduit à sa plus simple interactivité comme Dear Esther).
    Je suis d’accord avec vous, et je n’en n’ai pas parlé étant donné que je ne l’avais pas expérimenté.

    (de la même manière, des jeux vidéos « gratuits », créés par des artistes formidables, au format flash et donc jouables sur Internet, peuvent eux aussi être une mine de sensibilité et de raffinement incroyable sur le plan visuel et narratif, avec de petits moyens. Citons Immortall, Passage de Jason Rohrer, …But that was [yesterday], Coma ou encore The Compagny of Myself).

    davide :

    Voilà, ayant fini de pinailler, je me permets de redire à quel point j’ai eu du plaisir et de l’intérêt à lire votre ouvrage. La présence de jeux vidéo dans les bibliothèques de lecture publique est en train d’être réfléchie, et c’est grâce à des texte comme le votre qu’on aura peut-être une chance de sortir du « c’est que pour le enfants » et « y’a des ludothèques pour ça ».
    merci

    Vous n’avez pas pinaillé du tout ! Votre intervention m’a appris quelque chose au sujet de cette utilisation des « mods » et du concept artistique de « notgame ». Pour cela je vous remercie encore une fois !

    Je suis vraiment très heureux de savoir que cet ouvrage vous a intéressé, et qu’il vous a également procuré du plaisir ! J’espère, je rêve même sans doute, qu’il puisse être un jour « utile », tout à fait humblement, à la « cause » de ce medium.

    Merci encore à vous !

  6. 17 juin 2011 à 20:49

    Un projet ambitieux avec de bonnes intentions mais qui, malheureusement, passe un peu à coté selon moi. En plus de l’attraction étrange pour les productions Sony, la notion d’Art Game ni est même pas mentionné et c’est vraiment dommage…

    En conclusion, c’est un excellent résumé de l’expérience de vie d’un passionné.
    Même si cela peut être un peu tôt pour proposer un ouvrage sur le jeu vidéo, média encore bien jeune et naïf qui bientôt acquerra, à l’image du cinéma, sa maturité et son acceptation culturelle. Mais ce n’est malheureusement pas encore aujourd’hui où l’industrie stagne pitoyablement. Il ne faut pas chercher bien loin pour comprendre pourquoi la majorité des personnes « n’adhèrent pas » aux jeux vidéos. L’avenir est maintenant à chercher sans aucun doute du côté des indépendants, qui semblent aujourd’hui les seuls à pouvoir créer des jeux suffisamment profonds et « meaningful » pour justifier l’appellation d’art quant au jeu vidéo.

    En tout cas, si ton but n’était de parler que de l’industrie et des jeux « mainstream », c’est une réussite!
    Bravo et, surtout, continue à explorer la richesse de ce média: tu es loin d’en avoir fais le tour!
    Je te souhaite toute la réussite que tu mérites!

  7. ippo
    20 juin 2011 à 10:04

    Tout d’abord merci, Phen0m, pour avoir pris le temps de lire ce texte et de laisser ce commentaire.

    Un projet ambitieux avec de bonnes intentions mais qui, malheureusement, passe un peu à coté selon moi. En plus de l’attraction étrange pour les productions Sony, la notion d’Art Game ni est même pas mentionné et c’est vraiment dommage…

    Je n’ai pas effectué de travail de recherche pour réaliser ce projet, son essence provenait des ressentis, de l’intérieur. Ainsi, et je suis d’accord avec toi, c’est sans doute dommage, je n’ai donc pas évoqué certains aspects du jeu vidéo que je n’avais pas expérimenté par moi-même. La notion d’Art Game n’est donc pas mentionnée.
    Et si certains titres semblent indiquer une « attirance étrange » pour les productions de Sony, sache qu’il n’y a rien de suspicieux là-dedans. J’évoque des œuvres et des auteurs qui m’ont touché, sans être exhaustif et en me fiant à mes expériences récentes ainsi qu’à mes souvenirs évanescents.
    Qu’il y ait des productions X ou Y ne m’importe absolument pas : je m’attache aux expériences elles-mêmes. Il n’y a pas lieu d’y considérer une quelconque étrangeté dans cette, peut-être avérée, forte proportion de jeux exclusifs à Sony.
    L’expérience appartient au joueur, c’est cela qui compte pour moi. Et le joueur n’appartient qu’à lui-même, pas à une société ou une marque : je ne suis pas fan de Sony. Je suis « fan » des expériences.

    L’avenir est maintenant à chercher sans aucun doute du côté des indépendants, qui semblent aujourd’hui les seuls à pouvoir créer des jeux suffisamment profonds et « meaningful » pour justifier l’appellation d’art quant au jeu vidéo.

    Je pense que tu as raison. En partie.
    Il reste encore des productions imposantes qui malgré tout peuvent véhiculer énormément (et j’en cite effectivement dans ce texte; une production AAA n’est pas nécessairement synonyme de pauvreté de sens, et de manque de profondeur).
    Et en ce qui concerne le jeu et l’art, les productions indépendantes sont bien plus libres dans leurs moyens d’expression, mais cela ne se limite pas au cercle exclusif d’un jeu vidéo « underground » : les jeux thatgamecompany, ceux de la Team ICO, le dernier Tetsuya Mizuguchi (Child of Eden), l’esthétique d’El Shaddai, le souffle de vie de From Dust, etc., etc.. Ce sont des jeux à grand budget et / ou mis sur le devant de la scène pour leur différence avec le reste de la production, leur coté unique, et parfois même extrêmement riche de sens.
    Le jeu indépendant est un formidable terrain fertile pour des expériences profondes et / ou permettant de rapprocher jeu vidéo et art, mais je pense sincèrement qu’il est aussi tout à fait possible de reconnaître également ces qualités-là parmi la foule des productions actuelles.

    En tout cas, si ton but n’était de parler que de l’industrie et des jeux « mainstream », c’est une réussite!

    Le but n’était pas de parler de l’industrie, mais de cette forme d’expression et du medium jeu vidéo. Les jeux « mainstream » ou pas, cela ne m’importe absolument pas. J’ai parlé de ce qui m’avait touché, et finalement s’il s’avère que cela était grand public, c’est ainsi et peut être que c’est tant mieux : le livre s’adressait aussi et surtout au joueurs-découvreurs du medium. Je laisse le soin de parler de la profondeur et du sens des centaines et centaines d’expériences qui n’auront pas été évoquées dans cet ouvrage par ceux qui ont le désir de communiquer à ce sujet. Je n’ai parlé que de ce que j’avais observé :).

    Bravo et, surtout, continue à explorer la richesse de ce média: tu es loin d’en avoir fais le tour!

    Merci. Et je n’en doute pas un seul instant d’être loin d’en avoir fait le tour !

    Je te souhaite toute la réussite que tu mérites!

    Encore merci, pour le moment je suis déjà heureux de constater que ce projet continue encore un peu d’être lu, et fait réagir. Merci pour ta patience et ton commentaire phen0m !

    • Phen0m
      21 juin 2011 à 12:08

      Bonjour!

      Merci pour ta réponse. Je dois d’abord reconnaitre que ma remarque sur les productions Sony était purement subjectif et libre à chacun de penser ce qu’il veut sur le sujet.
      Ensuite, je comprends mieux l’intention de faire part de ta propre expérience jusqu’ici dans le monde du jeu vidéo, et non pas de faire une sorte de « recueil des meilleurs jeux du monde ».
      Pour ce qui est des « jeux AAA » que tu cites, il est amusant de constater que thatgamecompany est un développeur indépendant et que la team ICO s’apparente aussi à en être un — notamment par le nombre en réalité très restreint d’employés (moins d’une vingtaine de personnes!) et la liberté de création que leur éditeur leur octroie — tout comme avec Eric Chahi, d’ailleurs. Après, c’est effectivement la notion même « d’indépendant » qui est encore à définir mais il est en tout cas, pour moi, évident que la maturité de ce medium émergea tôt ou tard de la « nouvelle vague ». D’ailleurs, je te conseille vivement d’esssayer Passage ou Braid, si tu ne l’as pas déjà fait. Encore une fois, ce n’est que mon point de vue.

      Merci pour ta réponse et bonne continuation!

      P.-S.: désole de foutre des bites violettes le long de ta page mais je n’ai pas choisi mon avatar!

  8. ippo
    21 juin 2011 à 14:05

    Ensuite, je comprends mieux l’intention de faire part de ta propre expérience jusqu’ici dans le monde du jeu vidéo, et non pas de faire une sorte de « recueil des meilleurs jeux du monde ».

    Exactement, ce n’était absolument pas le but de décrire « les meilleurs expériences / les meilleurs jeux du monde », mais de donner le point de vue d’un joueur sur celles qui ont été à l’origine des émotions les plus profondes (pour moi)… et comme je l’ai dit dans d’autres commentaires : ma mémoire m’a fait défaut pour revenir plus en détail sur certaines d’entre elles, qui pourtant sont des œuvres qui ont compté et comptent encore.

    Pour ce qui est des « jeux AAA » que tu cites, il est amusant de constater que thatgamecompany est un développeur indépendant et que la team ICO s’apparente aussi à en être un — notamment par le nombre en réalité très restreint d’employés (moins d’une vingtaine de personnes!) et la liberté de création que leur éditeur leur octroie — tout comme avec Eric Chahi, d’ailleurs.

    C’était un peu fait exprès 😉 de citer justement ces titres là, qui sont des studios des créateurs bel et bien évoqués au sein de cet ouvrage… qui ne comporte donc pas que des jeux « mainstream », du coup ? 😉

    Après, c’est effectivement la notion même « d’indépendant » qui est encore à définir mais il est en tout cas, pour moi, évident que la maturité de ce medium émergea tôt ou tard de la « nouvelle vague ».

    L’indépendance c’est surtout celle du propos, à mon sens : pouvoir aller dans une direction désirée (par un créateur) sans trop se soucier ouvertement du marché et de ce que les décideurs / marketing souhaitent faire. La nouvelle vague est selon moi déjà en marche sur l’océan de la démesure et du « grand spectacle ».

    D’ailleurs, je te conseille vivement d’esssayer Passage ou Braid, si tu ne l’as pas déjà fait.

    Braid, j’en parle ici https://gamersfeeling.wordpress.com/history/level2/part6/ (et je ne me suis pas senti les épaules pour en parler plus profondément, mais je l’ai trouvé formidable notamment sur les mécaniques de pensées uniques qu’il fait intervenir, et sur ce qu’elles représentent au-delà de leur concept dans le jeu).
    Passage, j’y ai également joué et il fait partie de tout un pan de la culture vidéoludique que je connais peu, et donc je me suis gardé de parler ici. Mais je l’évoque dans ce commentaire https://gamersfeeling.wordpress.com/vossentiments/#comment-247
    Il y aurait beaucoup à dire sur ces œuvres qui utilisent pleinement le jeu vidéo comme moyen d’expression…

    Merci pour ta réponse et bonne continuation!

    P.-S.: désole de foutre des bites violettes le long de ta page mais je n’ai pas choisi mon avatar!

    Merci à toi !
    PS : moi je vois plutôt une sorte de lapin rose avec de grandes oreilles, donc cela ne me choque absolument pas ;).

    • 22 juin 2011 à 09:22

      Oulah, oui, excuse-moi: j’avais mal lu la remarque sur les jeux indépendants, je croyais que tu parlait des jeux AAA!
      Aurevoir.

  9. 10 novembre 2011 à 21:37

    Ippo, Ippo, tu n’es pas seul et loin de là
    http://www.lexpress.fr/culture/game-story-une-histoire-du-jeu-video-au-grand-palais_1049035.html
    http://tempsreel.nouvelobs.com/jeux-video/20111109.OBS4194/le-grand-palais-erige-le-jeu-video-en-art-numerique.html

    Ton livre va pour beaucoup dans le même sens que cette exposition – sûr sûr que ça les intéressera !

    • ippo
      11 novembre 2011 à 10:23

      Je suis vraiment heureux que je jeu vidéo puisse trouver une telle place pour faire parler de lui ! C’est génial que le plus grand nombre puisse découvrir le jeu vidéo sous cet angle, avec une exposition imaginée par de vrais passionnés et fins connaisseurs.

      Après, mon « livre » vit sa petite vie dans son coin et j’aurais souhaité qu’il puisse toucher le « grand public » (sans que cela soit présomptueux, mais je pense que tu le sais). Alors même si cela va dans le même sens, cela n’aura pas l’occasion d’atteindre un public de « curieux » ou de ceux qui ont envie de découvrir le medium jeu vidéo.
      Je ne dois m’en prendre qu’à moi-même, je n’ai pas tout tenté pour que cela soit le cas non plus…
      Mais je te remercie en tous cas pour ton commentaire Stéphane !

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